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Vivre comme à l’Île d’Orléans

Week-end à l’île d’Orléans. Cette courte escapade est un doux baume sur nos vies en cette période de pandémie. Nous serons à 2 mètres, mais durant une brève fin de semaine, ce sera comme un mini-voyage non loin de chez nous, question de nous donner espoir qu’un jour, nous explorerons à nouveau et aurons tout le loisir de connecter, en vrai, et non virtuellement, avec autant de personnes que nous le désirons. Pour les commerçants de l’île, on sent beaucoup d’espoir de voir plus de Québécois qui viendront visiter cet été, tout en regrettant les touristes de l’international.

Heureusement, en écrivant cet article quelques mois plus tard, on peut dire «pari réussi»! Énormément de gens se sont déplacés pour profiter de cette île qui est ô combien plus que « juste des pommes et des fraises », comme dirait François, propriétaire du Motel de l’Île.

En découvrant les entreprises, nous avons aussi la chance de découvrir les passionnés qui se trouvent derrière chacune d’entre elles. D’ailleurs, la fin de semaine commence avec Véronique, qui nous accueille chaleureusement au Café Maison Smith pour un café et un sourire qui réchauffent notre cœur. Les projets vont bon train pour son entreprise: le siège social déménage bientôt à Limoilou, où le café sera dorénavant torréfié. Au Resto du Sud, Caroline, qui est en retrait préventif à cause de sa grossesse, est contente d’être avec nous ce matin: elle nous explique qu’elle s’ennuie des petits moments au resto, où elle se met à jour sur les potins de l’île avec sa clientèle régulière. À la Nougaterie ainsi qu’au Verger Bilodeau, nous avons accès à un service bi et même trigénérationnel: les enfants et petits-enfants sont présents avec les grands-parents, instigateurs des entreprises, fiers de montrer que leur relève est déjà impliquée. C’est également le cas des deux propriétaires de Cassis Monna et Filles, qui ont repris l’entreprise familiale en lui redonnant une vision plus jeune.  Comme quoi la famille est au centre des valeurs et du quotidien de la plupart des entrepreneurs ici.

On ne peut passer sous silence Julie et Linda, propriétaires de la boutique la Maisonnette de l’île, qui font même venir leurs poules, qu’elles surnomment affectueusement « les filles », pour nous accueillir. Julie nous dit d’emblée qu’elle est « toute énervée de nous recevoir » et que cette boutique, sur l’île, leur a permis à eux deux d’être définitivement sur leur X. Les deux copropriétaires et conjointes ont quitté la ville pour démarrer leur entreprise sur l’île d’Orléans. La boutique est charmante, mais ce qui est marquant, c’est qu’on y respire le bonheur partout.

Un peu plus tard, nous en sommes à notre énième dégustation de vin au Vignoble St-Pierre; je suis rendue festive, comme on dit, et pose sans filtre les questions qui trottent dans ma tête à Christiane. Celle-ci gère le vignoble avec son mari, c’est en fait leur projet de retraite. À ma question « Est-ce qu’avoir un vignoble à deux suscite des chicanes? », elle rit et me répond que non, tout va bien à ce niveau-là. Le secret est peut-être dans le fait qu’ils se sont imposé une limite maximale de bouteilles qu’ils veulent produire chaque année, et ce, malgré une demande de plus en plus élevée pour leurs vins. Elle ne veut pas que s’occuper d’un vignoble, elle doit avoir du temps libre pour s’occuper de ses petits-enfants, c’est important!

Je repense aussi à Yohann, la personne responsable du Camping de la Pointe et des excursions en kayak avec Quatre Nature, et à Alexandre, notre guide sur le fleuve, chez qui l’amour du plein air transparaît dans leurs explications. Ou encore à Sarah, qui nous a servi au Resto de la Plage : même à travers son masque on pouvait deviner un sourire constant. Il y a aussi Antoine, notre guide de Québec Bus Tour. La conversation coulait tellement bien, on aurait dit qu’il était notre ami depuis des années déjà.

La grisaille de novembre est passée, nous a permis de ralentir, repenser à ce qu’on veut et notre manière de vivre. Cet hiver, j’ai envie de vivre un peu plus comme à l’île d’Orléans. L’esprit de communauté, la famille, les bonheurs simples et la joie de vivre sont des choses que je veux garder en tête dans mon quotidien. Ce n’est pas la pandémie qui nous en empêchera, il sera important d’être résilient et créatif pour garder ces belles valeurs, et ce, même à distance.

Gabrielle Gagne

À propos de Gabrielle Gagne

Si un être humain est composé à 60% d’eau, Gabrielle, elle, est composée à 20% de caféine, 20% d’envie de découverte et 20% d’hyperactivité. Dans le manuel d’apprentissage sur “comment devenir son ami”, on y mentionne qu’on peut la gagner soit en lui donnant de la nourriture, soit en lui achetant des bas fluos avec des dessins étranges. Elle est quand même un peu antisosciale, ce qui fait qu’elle aime bien se réfugier en montagne loin des gens. Pour elle, la planification d’un roadtrip inclut de mettre beaucoup de temps pour la préparation d’une playlist solide. Elle espère vous faire découvrir québec et ses régions au travers de ses façons de faire peu conventionnelles.

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