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LE LAC-ÉDOUARD : PETITE PERLE AU CŒUR DE LA FORÊT BORÉALE

Le village de Lac-Édouard, c’est une petite perle cachée au cœur de la forêt boréale. C’est authentique, c’est vrai. Au Lac-Édouard, les gens n’essaient pas de se passer pour d’autres, c’est des gens terre à terre qui sont fiers d’où ils viennent. Au Lac-Édouard, le temps s’arrête, le temps se fige. C’est comme si le monde était en pause et que tout se déroulait au ralenti. Et qu’enfin t’avais un moment pour respirer. Qu’enfin t’avais le silence pour t’écouter penser.

J’avais besoin d’espace, j’avais besoin de lenteur. Je voulais m’enfuir loin de Montréal, de ses habitants, de ses gratte-ciels, de tous ces bruits qui n’en finissent plus. C’est par hasard en avril dernier que je trouve une offre d’emploi pour y travailler. Sans y réfléchir deux fois, je postule, je me fais rappeler et deux semaines après j’y suis. Je ne connais personne, la moyenne d’âge des 130 habitants est de 65 ans et il n’y a pas de réseau cellulaire à 150 kilomètres à la ronde. Pas de connexion internet, mais ben de la connexion avec tout le reste.

Le matin, je prenais au bord du quai une petite tisane aux boutons de rose cueillis dans les champs. Au chalet de ma collègue dans la Baie Power, où on ne pouvait se rendre qu’en quatre-roues à travers un chemin sinueux dans la forêt, on observait un coucher de soleil rose s’effacer sur une rive ne comptant que deux ou trois habitations qui n’ont même pas le téléphone. On longeait les rivières sur la ‘’route des montagnes russes’’, comme les habitants l’appellent, qui relie le village à la 155 quand mon collègue et moi allions à La Tuque pour souper ou aller voir Alex Nevsky en show. On faisait du zodiac sur le lac d’une trentaine de kilomètres sans croiser un seul bateau. On mangeait du saumon fumé spécialement là-bas. On allait s’acheter du rosé à la petite coop de tuiles jaunes, un des deux seuls magasins. Et on buvait nos verres tranquillement en écoutant le chant du huard résonner sur les eaux du lac au crépuscule quand on finissait notre journée.

Pas de connexion internet, mais ben de la connexion avec tout le reste.


Par Virginie

Virginie Cadieux-Chevrier

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