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Ode au printemps

Par 31 mars 2019 Real talk

La neige fond, les odeurs nauséabondes de terre mouillée, qui ressemblent étrangement à l’odeur qu’on sent quand on passe en auto à côté d’une ferme, commencent à sortir. À l’appartement, on laisse les stores ouverts afin de laisser le plus de lumière naturelle possible entrer dans la maison. On fait le plein de bonne énergie. Le soleil se lève plus tôt, et je commence maintenant mes matins avec un café chaud et un bon livre, assise dans la chaise berçante sur le bord de la fenêtre.

Je fais le ménage de printemps en anticipant déjà de salir de nouveau le tapis d’entrée avec mes souliers de randonnée pleins de boue, mon manteau crotté et mon sac qui aura ramassé involontairement des branches en chemin. Ma peau peut déjà sentir le soleil qui caresse doucement mon bras, alors que je prends une bière de microbrasserie sur une terrasse, portant seulement un léger manteau et un mini foulard. C’est une température idéale pour profiter de la neige qui reste, pas trop chaude, ni trop froid. Les arbres commenceront bientôt à se verdir tranquillement et je pense à mes prochaines randonnées, qui se feront sans que j’aille besoin de mettre trop de couches de vêtements.

Grand-Maman a déjà choisi sa journée pour nous faire notre fameux dîner annuel de style cabane à sucre. On troque notre thé contre la version thé glacé. On se permet même de sortir une paire de short de temps en temps. C’est fou comment un 10 degrés semble froid en octobre, alors qu’en avril, suite aux grands froids de février, il semble doux. Pour une même température, on sort le manteau d’hiver en octobre, alors qu’on se permet une simple veste au printemps.

On sort aussi cahier, crayons et papiers. Timidement, on commence à évoquer les vacances, planifier des roadtrips, réserver des nuitées à l’extérieur. On travaille encore, mais on commence à avoir la tête ailleurs; notre nez peut déjà sentir l’air salin de la côte, notre langue salive déjà à l’idée des casse-croûtes à venir, nos oreilles entendent déjà la guitare se gratter sur le bord du feu, et notre coeur ressent déjà la plénitude d’être dehors, confortablement. Pour moi, le printemps, c’est le début de rêveries.


Par Gabrielle Gagné

Gabrielle Gagne

À propos de Gabrielle Gagne

Si un être humain est composé à 60% d’eau, Gabrielle, elle, est composée à 20% de caféine, 20% d’envie de découverte et 20% d’hyperactivité. Dans le manuel d’apprentissage sur “comment devenir son ami”, on y mentionne qu’on peut la gagner soit en lui donnant de la nourriture, soit en lui achetant des bas fluos avec des dessins étranges. Elle est quand même un peu antisosciale, ce qui fait qu’elle aime bien se réfugier en montagne loin des gens. Pour elle, la planification d’un roadtrip inclut de mettre beaucoup de temps pour la préparation d’une playlist solide. Elle espère vous faire découvrir québec et ses régions au travers de ses façons de faire peu conventionnelles.

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